Sans Âme, de Gail Carriger

Publié le 19 Juin 2012

Sans Âme

 

Le résumé :

Avant de faire un petit résumé, il convient de planter le décor de l’histoire : celle-ci se passe dans l’Angleterre victorienne, mais les humains côtoient officiellement les loups-garous, les vampires et les fantômes, depuis les temps de la Renaissance. Une quatrième catégorie d’êtres existe également, mais elle est vraiment très rare et inconnue de la plus part des gens, comme une légende : les paranaturels. Notre héroïne, Alexia Tarabotti, appartient à ce dernier genre ; pour être plus précis, un paranaturel n’a pas d’âme, alors qu’au contraire, les surnaturels (loup-garou, vampire…) en ont trop. Cela engendre un pouvoir spécifique à cette catégorie rarissime : au moindre contact physique entre un paranaturel et un surnaturel, les pouvoirs de ce dernier disparaissent…


Pour en venir à l’histoire en elle-même, Miss Tarabotti, lors d’une soirée, tue accidentellement un vampire qui s’en prenait à elle, ignorant toutes les convenances de ce XIXème siècle. Immédiatement, le BUR (Bureau of Unnatural Registry) prend en charge l’affaire, car elle est des plus intrigantes : que fait un vampire seul, enregistré dans aucune des ruches de Londres (une ruche étant un « regroupement » de vampires autour d’une reine ; l’équivalent pour les loups-garous est la meute), n’étant réclamé par personne, attaquant une demoiselle sans son consentement, et par-dessus-tout, zozotant ! Le directeur du BUR, lord Conall Maccon, comte de Woolsey, est un loup-garou Alpha, chef d’une meute. Avec l’aide de son Bêta, le professeur Lyall, et celle officieuse –mais précieuse- d’Alexia, il va petit à petit mener son enquête. Il va aussi se rapprocher de Miss Tarabotti…


Sur la quatrième de couverture, il est précisé que l’histoire « emprunte aussi bien à Jane Austen qu’à Charlaine Harris »… Ne lisez pas le livre si vous n’avez été attiré que par ça ; vous serez déçus ! De Jane Austen, il n’y a que la mère d’Alexia et ses deux demi-sœurs, qu’on pourrait rapprocher par le caractère à Orgueil et Préjugé, avec Mrs. Bennet et ces deux plus jeunes filles, Kitty et Lydia…et encore, j’ai trouvé la famille Tarabotti moins pénible et lourde que celle des Bennet. De Charlaine Harris, je ne pourrais dire, puisque je n’ai pas lu sa série La Communauté du Sud ; je regarde en revanche la série télévisée adaptée, True Blood : il y a de commun avec Sans Âme, le fait que l’existence des vampires et des loups-garous est avérée, et qu’ils vivent au grand « jour » (ou plutôt « nuit ») avec les humains.

 

Mon avis :

J’ai mis un certain temps à entrer dans l’histoire et à commencer à l’apprécier (à la page 101 pour être exact : Alexia rencontre la reine de la ruche de Westminster). Même si au final, je n’ai pas été vraiment conquise…


Ce que j’ai trouvé des plus embêtants, c’est que des termes sont utilisés tout au long du roman, sans qu’ils nous soient expliqués, ou alors ils le sont, mais à la toute fin : je me suis demandé plusieurs fois ce qu’étaient un « potentat » (qui a une signification particulière ici) ou un « dewan ». Ou aussi que voulait dire le sigle « BUR » ? Je n’ai pas eu la réponse dans le livre, mais en faisant mes propres recherches (je suppose donc qu’on apprend la définition dans la suite des aventures de Miss Tarabotti, mais tout de même…).

Un autre point négatif, et pas des moindres, c’est l’histoire : c’est plus l’histoire d’amour d’Alexia et de lord Maccon (que j’ai apprécié, je dois l’avouer, même si elle est souvent parfois trop lente et prend trop de place dans l'intrigue) que celle de l’enquête. Cette dernière va beaucoup trop vite ! Un juste mélange entre les deux auraient été parfait ! Et puis on arrive très vite à deviner ce qui va se passer, quasiment aucune surprise (du moins pour ma part), jusqu’à une réflexion de lord Akeldama (l’ami vampire d’Alexia) : « Je suis vraiment désolé de vous déranger, mes petits tourtereaux, mais si vous pouviez éventuellement envisager de me libérer ? ».


Si j’ai acheté ce roman, c’est que je voulais essayer pour la première fois de lire de la « bit-lit » ; et puis j’avais lu des avis positifs sur des blogs (à part 2 ou 3), qui mentionnaient aussi qu’on avait affaire à du steampunk, genre que j’affectionne tout particulièrement. Mais j'ai été plutôt déçue de ce côté là, car ce n’est pas très exploité…


En bref, Sans Âme sera vite oublié, même si je pense que je lierai la suite, car en fin de compte, j’ai tout de même passé un bon moment de détente (après avoir lu Orgueil et Préjugé), et que c’est un roman parfait pour les vacances.

 

 

Cette lecture est ma 5ème participation au challenge Victorien d'Aymeline.

 

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Rédigé par Léna

Publié dans #Livres-lectures

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Syl. 20/06/2012 17:15


Steampunk pour l'atmosphère, les expériences, les tenues vestimentaires, l'ombrelle... J'ai beaucoup aimé !

Marine 19/06/2012 20:19


si si je comprend ;) mais j'avoue que les histoires de vampires, loups garous, ect... qui se prennent au sérieux ça me rebute un peu... J'aime bien quand c'est traité avec humour par contre
(comme Dark Shadow).
Tu m'en dira des nouvelles si tu regarde Pushing Daisies mais je suis sûre que tu vas aimé, c'est une série adorable ^^


J'aime bien Tatiana de Rosnay, j'ai "Rose" dans ma PAL. Par contre, j'ai tellement détesté les films Seigneur des anneaux (surtout le dernier) donc je ne pourrais pas lire Bilbo le Hobbit ! 

Léna 19/06/2012 21:29



Pour ma part ils font partis de mes films préférés, (surtout le dernier justement) je les connais par coeur ^_^


Je voulais tester les histoires de vampires en livre, et je ne suis donc pas vraiment convaincu...Mais ça se lit facilement.



Aymeline 19/06/2012 14:30


rendez-vous raté visiblement, il faudra que je me fasse ma propre opinion :)

Eiluned 19/06/2012 13:05


C'est vrai que ce n'est pas inoubliable. J'aime bien pourtant ! Je viens de terminer le troisième tome, et comme je n'ai pas fait ma chronique tout de suite, je suis quasi incapable de me
rappeler les détails de l'histoire... Alors que ça m'a plu.


C'est un peu comme du fast food, mais là c'est plus de la fast littérature, vite lu, apprécié, mais pas inoubliable ^^

Léna 19/06/2012 14:42



J'aime bien la comparaison avec le fast food ^^


Je pense que je lierai la suite aussi, car j'ai passé un bon moment, mais sans plus. C'est juste pour vraiment se distraire.



Marine 19/06/2012 12:18


Etrange cette histoire de paranaturel et de surnaturel... et donc il suffit qu'ils se touchent pour que les pouvoirs du second disparaissent? ça me fait vraiment penser à la série Pushing
Daisies, tu connais? c'est une série magnifique autant visuellement que pour l'histoire. Les deux personnages principaux sont amoureux mais le moindre contact physique et elle meurt. C'est un peu
gênant quand même ;)


Sinon, c'est quoi ta prochaine lecture?

Léna 19/06/2012 14:41



Oui, quand un paranaturel touche un surnaturel, les pouvoirs de ce dernier s'envole ; les paranaturels sont surnommés péjorativement des "suceurs d'âme", car les surnaturels, qui ont un "excès"
d'âme, se retrouve sans (c'est pas très clair quand je me relie ^^).


Non je ne connais pas cette série ; je vais la tenter :-)


J'ai commencé hier soir : Rose, de Tatiana de Rosnay. Je crois que je vais lire en parallèle Bilbo le Hobbit :-)