John Keats / Bright Star

Publié le 13 Juillet 2011

Bright Star 300

 

Il y a un peu plus d'un an, j'ai vu ce magnifique film, Bright Star, réalisé par Jane Campion. Elle a également réalisé l'un de mes films favoris, La Leçon de piano.

Récemment, grace à une offre dans un magasin, j'ai pu acheté Bright Star à moindre coup : quel plaisir de le revoir ! C'est une oeuvre emplie de lyrisme, de sincérité. Les deux acteurs principaux (Ben Whishaw et Abbie Cornish) jouent dans la justesse des mots et des regards.

 

John-Keats   Petit synopsis : Au début du XIX° siècle, en Angleterre, deux jeunes gens, John Keats et Fanny Brawne apprennent à se connaitre, autour de la poésie. Petit à petit, leur sentiments gagnent en intensité. 


Il s'agit de l'histoire vraie (à peine romancée) du poète anglais John Keats (1795-1821), et de sa fiancée, Mlle. Brawne. Tous deux se sont écrits nombres de lettres durant les périodes où ils étaient séparés l'un de l'autre (Keats étant obligé de quitter le rude hiver anglais à cause de sa maladie) ; seuls les lettres de Keats nous sont parvenues.

 

Tout au long du film, des poèmes et des lettres de Keats nous sont récités. Quels beautés... Suite à mon premier visionnage du film, je me suis achetée Seul dans la Splendeur, un reccueil de ses meilleurs poèmes, dans une édition bilingue. En voici un, qui se trouve également récité dans le film, et qui, cela dit en passant, lui a donné son nom, Bright Star (je le retranscris tel qu'il est dans mon édition) :

 

"Bright Star ! would I were steadfast as thou art -

   Not in lone splendour hung aloft the night

And watching, with eternal lids apart,

   Likne nature's patient, sleepless Eremite,

The moving waters at their priestlike task

   Of pure ablution round earth's human shores,

Or gazing on the new soft-fallen mask

   Of snow upon the mountains and the moors -

No - yet still steadfast, still unchangeable,

   Pillowed upon my fair love's ripening breast,

The feel for ever its soft swell and fall,

   Awake for ever in a sweet unrest,

Still, still to hear her tender-taken breath,

And so live ever - or else swoon to death."

 

Voici la traduction de l'édition (Points) :

 

"Etincelante étoile, constant puissè-je à ton instar

   Non pas naviguer seul dans la splendeur du hait de la nuit

A surveiller de mes paupières pour l'éternité désunies,

   Comme de la nature l'ermite insomnieux et patient,

Les eaux mouvantes dans le rituel de leur tâche

   D'ablution purifiante des rivages humains de la terre,

Ni contempler le satin du masque frais tombé

   De la neige sur les montagnes et sur les landes -

Non, mais toujours constant, toujours inaltérable,

   Avoir pour oreiller le sein mûr de mon bel amour,

Afin de sentir à jamais la douceur berçante de sa houle,

   Eveillé à jamais d'un trouble délicieux,

Toujours, toujours ouïr de sa respiration le rythme tendre,

Et vivre ainsi toujours - ou bien m'évanouir dans la mort."

 

 

Dernière petite citation, première phrase du poème Endymion (publié en 1818) :

"A thing of beauty is a joy for ever" ....

Rédigé par Le blog de Léna

Publié dans #Livres-lectures

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Missycornish 03/03/2012 18:48


Salut! J'aimerai beaucoup voir ce film, la leçon de piano est aussi l'un de mes films favoris avec le Voile des Illusions. Je pense que je vais le revisionner ce soir. J'ai tellement aimé. Bye
bon weekend.

Luna 14/07/2011 09:01


Je n'ai vu aucun de ces deux films, même si c'est prévu depuis très longtemps... J'espère que je vais bientôt réparer cette lacune !


Le blog de Léna 15/07/2011 18:50



Ce sont deux petites merveilles :-) Mais Jane Campion est trop rare sur le grand écran : dommage, je l'apprécie beaucoup !



Aymeline 13/07/2011 11:21


Magnifique !!! Je suis justement en train de livre un livre où Keats apparaît, il est partout ! ;)